Chômage des jeunes en Afrique – amélioration des compétences appropriées et création d’emplois !

J’ai été invité par GYIN (Global Youth Innovation Network) à assister – au nom de YPARD – à la présentation des Perspectives économiques en Afrique 2012 sur l’emploi des jeunes, au FIDA (Fonds international de développement agricole), le vendredi 8 juin 2012.
La présentation comprenait un bref aperçu macroéconomique et une discussion sur l’amélioration de l’emploi chez les jeunes.

Permettez-moi de souligner ici les aspects clés discutés, liés à la jeunesse, à l’agriculture et à l’emploi.
Que peut-on faire pour promouvoir l’emploi des jeunes?
Un certain nombre d’hypothèses ont été formulées pour explorer les raisons fortes d’une mauvaise situation sur le marché du travail.
– Les règles du marché du travail sont trop strictes?
– Il n’y a pas suffisamment d’activité économique?
– Il n’y a pas de bonne répartition des occasions?
Réponse de la recherche :

  • Il y a beaucoup>pas assez d’emplois/fort>. La création d’emplois doit être stimulée (89% de la réponse à travers la recherche (enquête dans 37 pays))/li>
  • Il existe une forte>inadéquation des compétences/forte> entre ce qui est appris par les systèmes d’éducation et les compétences requises sur le lieu de travail. (47 %)
  • Il y a un grand besoin d’information sur le marché du travail/forte> (46Le secteur privé doit être plus fort, avec l’appui de politiques appropriées. La création d’emplois doit se faire par le biais de micro-entreprises et dans les zones rurales, où 68 % des jeunes se trouvent.

    Les recommandations pour la création d’emplois sont les suivantes :

    • Améliorer fortement>l’accès au financement/strong> en investissant dans un bon dépistage et ciblage, et en combinant le financement avec la formation et le mentorat
    • Fournir aux entreprises des services solides>meilleurs/forts>/li>
    • Changer fortement>l’attitude du gouvernement /strong>envers les petites entreprises/strong> et les entreprises du ménage
    • Offrir des incitations fortes à embaucher et à former des jeunes/strong>, tout en évitant les déplacements
    • Offrir une protection sociale forte>favorable à l’emploi/forte>/li>

    Inadéquation des compétences

    Le rapport indique que de nombreux jeunes Africains n’ont pas les compétences attendues des employeurs. Pour 54 % des demandeurs d’emploi, il ne s’agit pas du tout de ne pas avoir de compétences – de nombreux demandeurs d’emploi ont de fortes compétences – mais d’avoir des qualifications qui correspondent à la demande du marché du travail. Cependant, 41 % des demandeurs d’emploi montrent trop peu de compétences. L’inadéquation des compétences est particulièrement problématique dans les pays à revenu intermédiaire.
    Recommandations :
    Il faut une éducation plus longue, des compétences plus pratiques, des programmes universitaires qui répondent aux besoins du continent, une meilleure implication des différents acteurs pour autonomiser les compétences techniques.
    Les formations technologiques et professionnelles jouent encore un rôle marginal.
    Les systèmes d’éducation pourraient s’améliorer par :

  • Se concentrer sur des compétences fortes>pertinentes/fortes>/li>
  • Certifier les compétences acquises dans le cadre d’une formation informelle/strong> ou par la pratique
  • YPARD
    La présentation faisait écho à nos objectifs stratégiques et à nos activités récentes à YPARD. Au cours des discussions, j’ai particulièrement insisté sur ce qui suit, particulièrement en ce qui concerne nos actions dans le domaine de l’agriculture.
    Étude sur les compétences requises par les jeunes d’aujourd’hui dans ARD

    Les résultats du rapport seront présentés dans le cadre de discussions et de débats sur le changement dans l’enseignement supérieur formel de l’agriculture, notamment en sensibilisant les universités aux conclusions sur lesquelles les programmes d’études pourraient devoir être adaptés.
    Les jeunes doivent également acquérir plus de compétences et d’expérience pratiques grâce à la formation et aux stages. YPARD a élaboré des services d’information pour tenir ses membres au courant des possibilités existantes.
    Nécessité de formaliser l’emploi
    L’une des solutions pour améliorer la situation professionnelle des jeunes consiste à officialiser les postes.
    Gouvernement
    YPARD opère aux niveaux mondial, régional, national et local.
    Au niveau national et local, les représentants des pays de la YPARD et les principaux dirigeants locaux forment des groupes de travail et sont encouragés à établir des priorités clés concernant les questions relatives à la jeunesse, ce qu’ils peuvent faire

    Au niveau mondial, YPARD soutient les jeunes délégués pour représenter les membres de la communauté YPARD à des événements clés d’ARD, et apporter des questions de jeunesse à la table. En soutenant la participation des jeunes délégués à des événements clés, nous veillons à ce que les besoins des jeunes soient pris en compte et entendus par les décideurs pour de nouvelles actions.
    Secteur privé
    YPARD œuvre pour une meilleure intégration des jeunes dans le secteur privé et pour rendre les entreprises « YP-friendly ». YPARD envisage d’élaborer une ligne directrice à cet effet, en indiquant pourquoi il est important de soutenir les jeunes et comment les entreprises peuvent le faire et en tirer profit.
    Leadership, entrepreneuriat et agriculture

    Nous avons été particulièrement heureux d’établir des liens avec le GYIN, avec qui il existe de nombreuses possibilités de partenariat. Bien que la communauté YPARD puisse tirer beaucoup de profit des jeunes leaders et entrepreneurs GYIN, la communauté GYIN pourrait être inspirée par les jeunes experts en agriculture YPARD et potentiellement travailler ensemble pour le développement agricole. Nous aurions encore plus à gagner à joindre nos voix pour influencer le soutien des jeunes par les secteurs public et privé.
    Des représentants de l’OCDE et de la Banque africaine de développement ont exprimé leur intérêt pour le soutien aux jeunes.  Ils ont souligné l’importance d’apprendre des pratiques et de la possibilité d’apprentissage mutuel avec les jeunes.